fbpx

Vous me l’avez clairement dit sur Instagram : vous êtes nombreux à avoir peur d’être pris en photo et surtout peur de vous mettre en avant pour mettre en valeur votre activité. Steffie, du compte Instagram La Cerise sur le Gâteau, est coach photo : elle t’aide à te réconcilier avec ton image. Voici ses conseils pour passer le cap de l’objectif photo ! Pas mal non ?

Être pris·e en photo : l’humain aime l’humain

 

Tu n’aimes pas être photographié·e et tu penses que ça ne sert à rien pour ton  business ou ta marque.

Pourtant, les gens sont majoritairement rassurés lorsqu’ils te voient et ont tendance à hésiter lorsqu’ils veulent choisir un prestataire anonyme, qu’ils n’ont jamais vu.

Toi, quel effet ça te fait de voir les gens en photo ? Préfères-tu choisir un prestataire anonyme ou savoir à quoi il/elle ressemble ? Est-ce que tu préfères un compte Instagram avec des photos de banques d’images et des citations ou des photos de personnes avec des histoires ?

Nous sommes tous curieux, nous aimons découvrir qui se cache derrière tel site, tel compte Instagram… C’est donc pareil pour tes clients !

Que tu vendes des services ou que tu vendes vos créations, ils aimeront découvrir qui tu es, ton histoire et pourquoi tu t’es lancé·e dans cette aventure.

Et si tu es instagrammer, c’est pareil pour les marques qui voudront travailler avec toi, tu dois leur donner envie d’exposer leurs produits sur toi !

En te montrant occasionnellement (ou en communiquant exclusivement avec ton image), tu vas créer au fil des semaines un lien avec ta communauté, qui pourra s’identifier à ton parcours ou tout simplement, avoir l’impression psychologique de t’avoir déjà rencontré (et donc, de pouvoir te faire confiance).

Je te propose de découvrir le travail de Steffie dans cet article, un travail justement dédié à te motiver pour te constituer de belles photos de toi pour ton business ou ton projet 

Hello Steffie ! Peux-tu commencer par te présenter : qui tu es, ton activité et ta typologie de clients ?

 

 Steffie : Je suis Steffie CHERRY et j’ai 29 ans. Je mène plusieurs vies : je suis ergonome le jour, modèle grande taille dès que possible pour des projets en accord avec mes valeurs et fondatrice d’une communauté de développement personnel : La Cerise sur Le Gâteau.

 

La Cerise sur Le Gâteau est une communauté de développement personnel qui propose 3 types d’accompagnements :

 

  • des messages boostant et positifs sur les réseaux sociaux (Instagram ou Facebook),
  • un parcours de photothérapie pour renouer avec son image,
  • un parcours de développement personnel pour découvrir et poursuivre sa propre définition du bonheur.

 

Quand j’ai pensé mon projet, je l’ai initialement conçu pour les femmes. En m’ouvrant au monde ces quatre dernières années, j’ai remarqué que les femmes se mettaient énormément de barrières ce qui les empêchaient de briller à hauteur de leur potentiel et d’être épanouie à 360° (personnellement, professionnellement et familialement).

 

Ma communauté s’adresse aussi bien aux trentenaires célibataires et sans enfant qui subissent les pressions de la société qu’aux jeunes mamans dont l’arrivée d’un enfant a provoqué de nombreux bouleversements.

 

Dans le premier cas, l’objectif est de poursuivre sa définition du bonheur en dépit de l’avis des autres et dans le second, il s’agit de ne pas oublier que pour être une bonne mère et une bonne épouse, il est primordial prendre soin de soi.

 

 

Comment es-tu venue à cette activité ?

 

 

Steffie : J’ai entrepris, depuis plus de 4 ans, un parcours de développement personnel, dans lequel j’ai appris à me connaître : mes forces, mes axes d’améliorations, mes peurs et les blessures subies durant l’enfance qui m’empêchent d’être moi-même.

 

Je me suis également aventurée en dehors de ma zone de confort en reprenant une activité sportive, en voyageant en solo, en commençant à défiler et à faire des shooting-photos pour représenter des marques.

 

J’avais pour habitude d’imprimer mes photos préférées à chaque fin d’année et de les ranger dans un album photo.

 

Toutes ces expériences et les rencontres que j’ai pu faire m’ont permis de comprendre que la meilleure façon d’accepter ce que j’avais vécu, c’est de me servir des leçons que j’en ai tiré pour aider les autres.

 

C’est grâce à tout le travail sur moi et toutes les expériences que j’ai pu vivre que j’ai eu envie de créer mon projet. Il a commencé à prendre forme en novembre 2017 pour répondre à toutes les interrogations de mon entourage sur « comment tu fais pour voyager seule », « comment tu fais pour aller seule au cinéma », etc.

 

J’ai créé une page Facebook où je partageais les citations et les vidéos inspirantes de mes mentors en développement personnel. Je partageais aussi mon ressenti sur des livres de développement personnel. D’ailleurs, mon livre de développement personnel préféré est « Tremblez mais osez » de Susan Jeffers.

 

À la suite de mon dernier shooting photo de l’année 2018, je me suis rendu compte de l’impact de la photo dans mon parcours.

 

J’ai eu l’idée originale de mêler développement personnel et « photothérapie » (bienfaits de la photo).

 

Le développement personnel permettant d’être bien avec soi et la photothérapie, d’être en accord avec une image de soi.

 

😉  L’amour des autres c’est la cerise sur le gâteau. Le gâteau, c’est l’amour de nous pour nous même. 😉

Concernant la photo ci-dessous :

A gauche, c’est le 1er défilé de Steffie. Elle se sent complexée par ses bras et se sent intimidée par le regard des autres.

A droite, c’est son dernier défilé ! Elle a beaucoup plus d’assurance, sa mise en beauté est réfléchie et elle s’amuse avec le public !

 

 

 

Est-ce pénalisant pour son business de ne pas avoir de photos de soi pour l’incarner pleinement ?

 

 

Steffie : Je te répondrais un grand Oui !

 

Pour s’attacher à un concept, à un projet, à un produit, le client a besoin de s’identifier.

 

L’image composée du logo et d’une photo du créateur est capitale pour installer un concept.

 

Un concept aura plus d’impact s’il est incarné par la personne qui le propose, si le client type se dit : « je me reconnais en elle/ lui », « elle/lui m’inspire, je veux devenir comme elle/ lui ». Il est difficile de monter un projet sans se montrer à un moment et incarner ce que l’on veut proposer.

 

 

Comment accepter ses défauts… en photo ?

 

 

Oublier ses complexes et se laisser prendre en photo, c’est bien plus facile à écrire qu’à faire.

 

 

Deux méthodes co-existent.

 

 

Tu peux faire tes photos seul·es si tu as trop peur du regard des autres et même, que cela te bloque devant un ou une photographe.

 

C’est ce qui a fait la renommée de Sorelle Amore, une Youtubeuse spécialisée dans l’art de l’auto-portrait et du selfie artistique.

 

Pourtant, faire ses photos seul·es peut aussi se retourner contre soi. Nous sommes souvent les plus dur·es avec nous-même au moment du résultat…

 

Être accompagné peut permettre de se détendre et d’en faire un moment de jeu, beaucoup moins « jugeant » et « dur » que celui que nous aurions passé en tête à tête avec notre propre image !

 

Peu importe que tu demandes à un.e ami.e de te prendre en photo, que tu travailles avec un.e photographe ou que tu choisisses d’être accompagné.e par un.e professionnel.le comme Steffie, l’essentiel est d’avoir le feeling avec cette personne.

 

 

Être pris en photo par quelqu’un d’autre permettra de découvrir un autre regard sur toi et pourquoi pas… d’apprendre à accepter tes défauts, voire à les sublimer ! Alors on détend ses épaules, on respire par le ventre et on reste soi-même, on prend quelques fous rire : ça va bien se passer.

 

 

 

(Suite de l’interview) Qu’est-ce qui fait qu’il est si difficile pour un-e entrepreneur-e de poser en photo ou en vidéo, même pour son business ?

 

 

Steffie : Je pense que les entrepreneurs ont conscience que les photos et les vidéos aident dans la promotion de leur projet.

 

Après, comme je l’ai dit précédemment, il faut être bien avec soi pour accepter de partager une capture d’un moment de soi. Ce n’est pas inné et cela demande un réel investissement.

 

Depuis quelques semaines, pour développer mon projet, je côtoie de plus en plus d’entrepreneurs et j’ai pris conscience de l’enjeu de les accompagner à renouer avec leur image. L’objectif étant ensuite, de mettre cette image au service de leur projet.

 

Je travaille actuellement sur un nouvel axe d’accompagnement au sein de La Cerise sur Le Gâteau à destination des entrepreneurs soucieux de se réconcilier avec leur image. 

 

 

 

Sur ton compte Instagram tu parles de la photothérapie, tu peux nous en dire un peu plus ?

 

 

 

Steffie : Avant de te répondre, je voudrais partager avec toi deux photos de moi. La première a été prise à Nice en mars 2015, je réalisais mon premier voyage en solo et surtout mon premier défi de développement personnel. J’ai demandé à un passant d’immortaliser ce moment magique. La deuxième a été prise en avril 2019, à l’aube de mes 29 ans.

 

 

 

La photo-thérapie est un processus au cours duquel les personnes accompagnées vont apprendre à renouer avec leur image et révéler la meilleure version d’eux-mêmes. Le parcours, d’une durée minimale d’un an, est composé d’entretiens individuels mensuels et de shootings photos tous les deux mois.

J’organise complètement le premier shooting photo en fonction des envies et des souhaits des personnes.

Pour challenger les personnes accompagnées des défis leurs seront proposés au fur et à mesure du parcours et en fonction de l’objectif défini au départ.

L’accompagnement proposé comprend :

  • Des temps d’échanges mensuels sur tous les questionnements soulevés par l’accompagnement,
  • L’aide dans le choix du photographe,
  • L’aide dans le choix du thème,
  • L’aide dans le choix de la tenue et des accessoires (séance de shopping, si souhaité),
  • L’aide dans le choix de la mise en beauté (possibilité d’organiser un cours d’auto-maquillage),
  • L’aide le jour du shooting photo pour permettre à la personne de se détendre et pour conseiller des poses,
  • Un débriefing post shooting,
  • L’aide dans le choix des photos,
  • Un débriefing après la réception des photos.

A la fin de l’accompagnement, les personnes le souhaitant pourront partager leur expérience avec ma communauté, sur les réseaux sociaux, en partageant leur première photo et leur dernière photo.

Même si les personnes accompagnées n’en ont pas conscience lors du premier rendez-vous, le parcours de photothérapie est étroitement lié à un parcours de développement personnel.

Pour être à l’aise avec l’image que renvoie la photo, il faut déjà être à l’aise avec la personne que l’on est.

Pour partager la première photo du parcours, il est nécessaire d’être assez bienveillant avec soi pour se dire que cette photo marque l’intention de changer.

Je réfléchis encore au statut à donner à mon projet. Je ne veux pas que l’argent soit un frein à l’épanouissement. Je pense m’orienter vers une association pour les personnes aux revenus modestes et vers une auto-entreprise pour les personnes ayant plus de moyens.

Je pense qu’il est important d’investir en soi, même une petite somme.

C’est pourquoi les personnes accompagnées devront, à minima, prendre en charge les coûts liés à la séance photo et à la restauration lors des différentes rencontres. Je mets un point d’honneur à travailler avec des photographes dont les prix sont raisonnables. 

Pour les premiers shooting-photos, je compose avec les tenues présentes dans le dressing des personnes accompagnées.

 

Je vends des services, pas ma tête, pourquoi me montrer ?

Quand tu vends des services, tu vends aussi des créations, des méthodes, du matériel, un univers si tu es instagrammer…

Peu importe. Tu vends indirectement l’histoire de ton entreprise, sa raison d’être, ses objectifs, ses valeurs.

Derrière tous ces grands principes, il y a TOI et ton équipe si tu en as une.

Et s’il y a bien une manière de se démarquer de ses concurrents, c’est en montrant le visage qui se cache derrière le business.

Et pourquoi pas ton loisir préféré ? Ton parcours professionnel ? Une histoire de vie marquante ?

Pour que ce soit un peu plus parlant, voici exemple marquant ces derniers mois : Justine Hutteau et sa marque « Respire ». Justine vient de créer un nouveau déodorant.

Plutôt que de mettre uniquement en avant ce déodorant sain, efficace, recyclable et fabriqué en France, Justine a choisi de mettre en avant son histoire et son image.

Elle raconte comment elle a eu l’idée de se lancer dans cette aventure (une tumeur bénigne et une sensibilisation de ses médecins) et n’a pas hésité à raconter toutes les étapes clefs du lancement du produit en réalisant des vlogs (=filmer son quotidien).

Assez naturellement, nous allons plus facilement nous identifier à Justine, son histoire et ses valeurs plutôt qu’à un tube de déodorant… 😉

(suite de l’interview) Est-ce qu’être en paix/en phase avec son corps permet de mieux développer son activité ?

Steffie : C’est primordial d’être en paix avec son corps pour développer son activité. Le corps est souvent la porte d’entrée pour se présenter et pour défendre son projet. Face à un interlocuteur qui a confiance, qui dégage de l’assurance, on a envie de lui faire confiance.

C’est encore plus important lorsque l’on ambitionne d’aider les gens à être en paix avec eux-mêmes.

Ma valeur ajoutée, c’est que le parcours que je propose, je l’ai moi-même expérimenté. J’ai connu les phases d’excitation et de doutes, le phase d’hyper confiance en moi et en mon potentiel et les phases de rejet de mon corps et de tout ce qu’il me rappelle.

Aujourd’hui, j’ai appris à vivre avec mon corps, à le remercier de toutes les choses qu’il me permet de faire au quotidien et d’être aux premières loges dans la réalisation de mes rêves.

As-tu quelques astuces à fournir aux lecteurs pour apprivoiser l’objectif malgré leurs complexes et leurs freins ?

Steffie : Je conseillerais d’identifier ses atouts plutôt que de se focaliser sur ses complexes.

Chaque personne a des atouts, il suffit de les chercher et de toujours veiller à ce qu’ils soient toujours mis en valeur.

Les personnes qui regardent une photo ou une vidéo, regardent un ensemble et non les petits détails. Et de façon plus générale, il vaut mieux une action imparfaite qu’une parfaite inaction.

Y’a-t-il des techniques photo qui permettent de se sentir plus à l’aise devant l’objectif ? Si oui, peux-tu nous donner un exemple ?

Steffie : Pour être à l’aise devant l’objectif, il faut déjà être à l’aise avec soi. Pour cela, il faut apprendre à se connaître, connaître ses atouts et les mettre en valeur.

J’adore cette citation qui dit : « Habille-toi comme si tu allais rencontrer l’homme de ta vie, ton ex et ta pire ennemie. »

Plus on se connait, plus on gagne en confiance, plus on dégage de l’assurance et du charisme, plus passer devant l’objectif relève plus du jeu que de l’enjeu.

Quand j’ai commencé la photo, j’étais complexée par mes bras et mes bourrelets du dos. Lors de la préparation d’un shooting photo, je réfléchissais à la façon dont j’allais cacher ces parties de mon corps que je détestais.

Mes cheveux, ma poitrine et mes fesses sont des atouts. Une fois ce constat fait, j’ai appris à les mettre en valeur.

Mes cheveux, j’ai appris à les coiffer au quotidien et avant un shooting. Sur la plupart de mes photos, ma poitrine est soulignée par un léger ou un audacieux décolleté. Pour mes fesses, j’ai appris à choisir de la lingerie qui les mettent bien en valeur et dans laquelle je me sens bien.

Aujourd’hui, lorsque je me prépare, je choisis des tenues qui viendront maximiser mes atouts et je ne me soucie plus de cacher mes bras et mes bourrelets.

Comment choisir le ou la photographe pour son shooting ? Quels critères ?

Steffie : Les photographes c’est un peu comme les psychologues, il faut en essayer plusieurs pour trouver ceux qui conviennent. Je parle au pluriel parce que je pense qu’il est important de travailler avec plusieurs photographes. Chacun d’eux va porter un regard différent et donc permettre de dégager quelque chose de différent.

Le deuxième critère important, c’est la bienveillance. Un photographe doit être à l’écoute, guidant sans imposer les choses.

Le dernier critère est l’adéquation entre le prix et le travail du photographe.  Je suis plutôt partisane de faire plutôt plusieurs shooting-photos à prix raisonnable plutôt qu’un seul shooting au prix exorbitant. Le choix se fera suivant l’objectif que l’on souhaite atteindre.

Quel est le dernier post Instagram qui t’as inspirée dans ton projet ?

Steffie : Je voudrais saluer le post bodypositive de @majormouvement, du 17 mai 2019, qui célèbre la beauté de la pluralité des corps et qui a ému un grand nombre de personnes sur la toile.

Un grand merci à Steffie pour ses conseils, sa disponibilité et sa démarche !!

Retrouve Steffie sur Instagram :  @la_cerise_sur_le_gateau_

Le Guide des Pods Instagram en 2019

Le Guide des Pods Instagram en 2019

Le changement d'algorithme sur Instagram, ça ne date pas d'hier ! Dès 2017, afin de contrer la baisse de visibilité ressentie par les utilisateurs et les utilisatrices d'Insta, de nombreuses pratiques se sont mises en place, de façon plus ou moins qualitative, dont...